La garantie décennale obligatoire pour la plupart des corps de métier de la construction permet aux clients d’être couverts pour tous les dommages et les malfaçons des travaux réalisés par les professionnels et compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à son usage. La couverture de cette assurance connaît cependant certaines limites que la Cour de Cassation a rappelées au mois de mars 2012.
Assurance décennale : comparez les fournisseurs
L’arrêt de la Cour de Cassation ne précise cependant pas la définition d’un ouvrage et celle d’un acte de bricolage, et c’est là que réside la difficulté. Il faut se référer à la jurisprudence, qui fait apparaître que les travaux sont dits de bricolage lorsqu’ils ne sont pas associés au gros-œuvre du bâtiment et lorsqu’ils ne sont qu’esthétiques. A l’origine de la jurisprudence : la construction d’un parement de cheminée ayant entraîné un incendie, détruisant partiellement l’habitation. Il a été jugé que ces travaux étaient d’ordre esthétique et ne touchaient pas le gros-œuvre. Il s’agissait donc de bricolage et non d’ouvrage et les dégâts occasionnés ne rentraient pas dans le champ de couverture de la garantie décennale.


